Vonafexor (EYP001) dans le VHB



Janv-2019

LE cccDNA DU VIRUS DE L’HÉPATITE B (VHB)

Le virus pénètre dans les hépatocytes après fixation sur deux récepteurs, les protéoglycanes et NTCP, le transporteur des sels biliaires, qui est exprimé au pôle baso-latéral des hépatocytes. Après l’entrée du virus, la capside est libérée dans le cytoplasme et migre vers les pores nucléaires où le génome viral est libéré dans le noyau sous sa forme initiale d’un ADN circulaire partiellement double brin. La synthèse de l’ADN virale est complétée, les brins d’ADN ligués pour former le cccDNA, l’ADN circulaire clos de façon covalente. Le cccDNA s’associe avec des histones, des facteurs nucléaires et des protéines virales, notamment HBx et HBc pour former des mini-chromosomes qui persistent dans le noyau des hépatocytes et qui sont transmis aux cellules filles lors de la division cellulaire.

L’hépatite B reste un problème de santé publique majeur dans le monde avec environ 260 millions de personnes infectées de manière chronique malgré des programmes de vaccination intensifs. La maladie peut évoluer en quelques dizaines d’années vers la cirrhose et le cancer du foie ce qui témoigne de sa gravité. Les thérapies actuelles (inhibiteurs de la polymérase et PEG-interféron) sont des traitements à vie qui ne permettent pas de guérir VHB du fait qu’elles ne ciblent pas le réservoir du virus. Il existe donc un besoin médical important de développer de nouvelles thérapies plus efficaces.

Le composé principal d’ENYO Pharma, Vonafexor (EYP001), est une petite molécule oralement biodisponible actuellement évaluée dans deux essais clinique de Phase IIa chez des patients atteints d’hépatite B chronique. Vonafexor (EYP001) est un agoniste de FXR de deuxième génération, synthétique non stéroïdien et non dérivé des acides biliaires, avec un bon profil de tolérance. Contrairement aux inhibiteurs de la polymérase qui ciblent exclusivement la réplication du virus, Vonafexor (EYP001) cible notamment le cccDNA (« réservoir du virus »), ce qui devrait donc permettre de guérir réellement les personnes infectées par le virus de l’hépatite B. Une combinaison de Vonafexor et Interferon pegylé avec ou sans Entecavir engendre une baisse significative et importante de l’antigène HBs (HBsAg) après 16 semaines de traitement. Ces mêmes patients seront suivis pendant 24 semaines additionnelles afin d’établir une possible disparition de cet antigène HBs en vue d’une guérison fonctionnelle.

Leaders d’opinion

T Berg

Pr Thomas Berg, MD

Professor
Head of Hepatology Division – University of Leipzig
Acting Director of the Clinic of Gastroenterology at the University Hospital, Leipzig

D Durantel

Dr David Durantel, PhD

Director of Research in Infectiology – INSERM Lyon, France
Leads a team at the International Center for Research in Infectiology (CIRI –INSERM U1111)
http://cvscience.aviesan.fr/cv/1060/david-durantel

R Gish

Dr Robert Gish, MD

Adjunct Professor, UCSD, Skaggs School of Pharmacy and Pharmaceutical Sciences San Diego, CA Medical Director – Hepatitis B Foundation – Doylestown, PA
Medical Director – Asian Pacific Health Foundation – San Diego, CA
www.robertgish.com

F Zoulim

Pr Fabien Zoulim, MD, PhD

Head of the Hepatology Department at the Hospices Civils de Lyon, France
Head of the Viral Hepatitis Research Laboratory of INSERM Unit 1052
Professor of Medicine at Lyon I University